
L'un des plus prolifiques artistes de l'indie rock US est de retour avec le troisième effort de Sunset Rubdown en à peine trois ans. Ce qui ne devait être qu'un énième side-project de Spencer Krug se voit au final grapiller du terrain à Wolf Parade et son superbe album de pop expérimentale. Car chez Sunset Rubdown, il est aussi question de limites à repousser. Random Spirit Lover ne recèle aucun temps mort, tout y est incroyablement vivant sur près d'une heure éreintante remplie de sublime désespoir. Les dissonnances cassantes de The Mars Volta viennent déjouer l'euphorie impulsive de Modest Mouse, le clavier déridé de Pinback malmène le psychédélisme angoissant d'une moitié des groupes canadiens, de The Besnard Lakes à The Dears. L'autre moitié, qui réunit Broken Social Scene et Arcade Fire, se retrouve dans les voix féminines qui différencient sensiblement Sunset Rubdown de Wolf Parade, Spencer Krug expulsant avec toujours autant de virulence une voix à la Alec Ounsworth (Clap Your Hands Say Yeah) dérangeant Ian Curtis dans son cercueil.
Up On Your Leopard, Upon the End of You Feral Days